Bourdes et gamelles

Mercredi 3 octobre 2007 3 03 /10 /Oct /2007 23:44

Publié dans : Bourdes et gamelles

 

Maitre Maëster and servant,

 

J'ai une bonne, une bonne, et une mauvaise nouvelle.
 
 

Il y a quelques jours (car même si c'était la nuit, on dit « il y a quelques jours », comme on dit « y'a vraiment des idiots qui votent », alors que ce ne sont après tout que des électeurs majoritaires : faut juste le savoir : la grammaire à ses règles et maman est ménopausée, mais ce n'est pas le propos.

Il y a quelques jours, donc, je me suis permis de vous violer. Enfin. Vous étiez si passif, que cela en frôlait le consentement. À ce propos, vous n'avez rien senti, et, ébaubi, vous étonnez ce que je vous eu violé sans que nous n'en eussiez rien senti ?

 
Je comprends votre étonnement, et m'en vais de ce pas de ce clic sans tarder plus que de raison vous en donner explication : vous n'étiez même pas là.


Bin... Non !
Car c'était la nuit.
Et vous dormiez, il faut suivre.

Mais moi, non.
 
Non que je n'étais pas là, car j'y étais, moi ; veillant comme à pas d'heure comme seuls savent encore le faire les plus insomniaques des apprentis pataphysiciens qui feraient la fierté de nos héritages nationalo-gaudriolesques, si ceux-ci seulement existaient.

 

Et sur quoi veillais-je me demanderez-vous car vous êtes, curieusement, curieux quoi qu'inattentif ?

 

Je ne veillais pas sur moi : cela je n'ai jamais su faire.

 

Non, je veillais comme d'autres vont à confesse aux toilettes : parce qu'ils ne peuvent faire autrement. En deux mots, mon horloge biologique déconne sensiblement plus que – au hasard – l’horloge parlante ou – sans hasard - les « journalistes » télévisés que leur complaisance pousse à transmettre avec une bienveillance aveugle les communiqués de presse du pouvoir, quel qu’il soit, sans jamais cligner, même involontairement du neurone gauche.

 

Et, aux hasards des rencontres que l'on fait en « insomniant », car je n'ai pas plus peur de rika Zarai que des mots que j’invente souvent (quoi que ^^), j’ai rencontré votre dessin du sieur Lino, publié en cette adresse certes peu recommandable, mais pourtant accessible aux heures indues, et même aux plus durs, sur votre croquis aventureux du Ventura.


Et je ne pus m'empêcher.

 

Comme le premier conseiller général majoritaire des hauts de seine venu (et trop longtemps resté), je me suis servi. Oui. J'ai pris l'image sauvagement, et par derrière. D'un clic léger, quoique déterminé de souris. Un clic droit comme un « i », et pourtant plus retord qu'un président russe quand il ambitionne de permanenter son coup d’état durable en rendant un hommage discret aux dates mémorables du règne de Napoléon le petit*(1).

 

J'ai volé votre image. J'ai violé votre droit d'auteur dans les grandes largeurs. Et bassement qui pis est. Oui? Je le sais. J'ai violé votre droit d'auteur en m'appropriant ce dessin.

 

Pour ma déchetterie décharge : j'en avais vach’ment envie.

Plus que - au hasard - de rencontrer des intellectuels révolutionnaires du calibre de Didier barbelivien*(2) ou Manuel Baroso, c'est vous dire comme il fut facile de céder à la tentation.
J'ai même songé à dupliquer cette image.
Non pour quelque profit, mais pour quelques dons de sourires à des frères en « audiarie » : des gens qu’en boivent au p'tit déjeuner, voyez...
 

Mais point ne le fis-je, que nenni : non et non !
 

Toutefois, en bon obsessionnel compulsif, certes jaloux de ses trésors, mais très exhibitionniste aussi faut pas charrier, il me fallait que ce Lino trésor (sic) soit visible.

Et je l'ai mis en fond d'écran.

 

Oh certes ! Pas vraiment au fond.

Plutôt devant.

Mais pas trop, l'gugusse de Montauban avait ses pudeurs comme j’ai mes fragilités de neige... 

Disons, juste assez pour en jouir sans les mains, mais des deux yeux, à chaque occasion et plus souvent qu'à mon tour.

Mais il y a un hic.

Si des sentiments je reste jalousement pudique : c'est bien simple, si j'm’exhibe trop, j'me baffe, et comme j'ai la main lourde : dans l'doute, j'pudibondise à douf' ça m'évite des douleurs jugulaires, voyez.
Si disais-je écrivais-je je reste pudique, j'ai aussi tendance à utiliser mon laptop (comme disent tous les lécheurs de crane d'André Pousse quand ils parlent anglais comme d'autres susurrent l'italien à des femmes dont ils ne savent même pas si elles sont fécondes) un peu partout et, euh… Disons que cela a tendance à se voir.

Et pas qu'un peu. 

Donc, j'exhibe mon vol et je n'en ai pas même honte. Même pas ici :

 

C'est le desk de mon laptop... Euh .. le bureau de mon portable... Et si vous voulez cette phrase en allemand, demandez à un teuton ! sandec' !

 C'est pas pour dire, mais l'atelier de Picasso aussi il était bordélique... Enfin, y'a pas d'rapport, hein ... Moi, j'dessine comme un pied, alors que Picasso, il dessinait des pied comme lui même. Et moi, comme la Vénus de Milo à 3 ans., et ça fait une sacrée différence, croyez-moi... Mais là n'est pas l'essentiel, car :

 

 

Je tiens à vous demander pardon, Maëster and servant.

Car je sais le dessinateur féroce, et le coup de crayon douloureux quand c'est en votre paume qu'il s'empale pour, bibliquement parlant, se venger de l'outrecuidance d'un lecteur insolent.

 
Dites Maëster and servant, vous me pardonnez ?
 

Après tout, ce n'est pas si grave : je n'ai toujours pas revendu les stock-options d'EADS dont je dispose, moi ...*(3) 

Je sais, vous vous dites surement à ce point presque final de la requête publique, que :


 

Mais allez… Siouplait, vous pardonnez ?

Faute de quoi, j’vais encore devoir me fouetter pendant des heures avec des ronces, puis enduire les stigmates d’orties fraiches en récitant mes pénitences, alors que le ph de ma peau est plus sensible que l’cul d’un babouin en usage chez agnès b. et tous ceux qui le valent bien pour les besoins de leurs tests dermatologiques. Epi ça fait mal, aussi. Surtout.

Bon, ce n'est pas le tout, mais Helène Grimaud m'attend près du lit, et je ne voudrais pas l'impatienter...

La présence d'Hélène m'éloigne des moeurs grecques... Curieux, non ? 

 

Bonjour chez vous…

  
 

AnT, de chez Smith en face, voleur d'enfants d'images
xxx
 

PS : si vous ne connaissez pas Maëster : allez découvrir ce p'tit jeune qui débute. Bon. Sa sœur, alitée très pieuse, œuvre dans la circonscription de Mme de Panafieu, qui n’est pas, contrairement à ce qu’elle prétend, fille de la famille Pierrafeu, nonobstant ses idées hautement progressistes.

 



*(1) Depuis, notre Fillon national rêve en russe et a accroché une petite icone représentant Staline sous son bureau, mais ne le dites pas trop fort au président : il croit que tous les mâles français rêvent de sa la femme de Jacques Martin, et ça pourrait gâcher son transit intestinal. Mais revenons à nos moutons reprenez donc le fil de votre lecture, que je ne voudrais perturber avec d'insignifiantes notes-de-bas-de-page.

*(2) Je me souviens de ce jour de grâce, il y a une bonne vingtaine d’ânes d’années, où j’entendis le chanteur mielleux engagé prétendre, sombre autant qu’indigne illuminé, que « s’il avait vécu au 19e siècle, il aurait sans doute été Victor Hugo » (sic). Et comme faisait dire Audiard à un tonton « les cons, ça ose tout, c’est même à ça qu’on les r’connait ».

*(3) Merci de ne pas signaler à Mme Rachida Dati que je possède des stock-options d'EADS sans jamais y avoir mis les pieds. Vous pouvez toutefois me dénoncer sans scrupules auprès de l'un de ses conseillers : ils ne durent jamais assez longtemps pour vraiment nuire ... Et puis, en fait ... L'idée est d'autant plus saugrenue que je ne possède pas d'actions, alors des avions de papier, vous pensez !

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