Chers voyeurs écrans-spectateurs,
C'est tandis que je me posais des interrogations surprises (et que j'y répondais avec la note maximale, les félicitations du jury, le sourire de la bourgeoise et les palmes académichiennes comme d'hab"), que j'eu cette vision.
C'était le 13 janvier 2006. Le temps en ce jour, même à Marseille où j'habitais alors, grisonnait comme en automne.
Mais le temps ! Le temps !
Comme s'il n'y avait rien d'autre !!
Une vision *(1), donc.
Mais pas n'importe laquelle, non !
Une vision, une vraie.
Pas du Paco Rabane de contrebande, du Affelou de pacotille, ou du « optic' 2007 des vanité féconde d'un Sarkozy*(2) assoiffée d’autant de pouvoir que de haine ».
Que nenni !
Une vision, vous dis-je !
Pour vous situer, un peu comme Elwood Blues devant les sermons du révèrent Cléophus James :
- Elwood, Elwood, tu voiiiis la lumièèère ?
- La Lumière ! Oui ! L'orchestre ! Par Jésus et Saint Fred Astaire !!!
Une vision. Bien.
J'étais nu. Enfin, nu… Une feuille de vigne sur ma cuisse droite s'était à peine posée qu'un vent habile l'en chassa. Et quand on sait qu'un rien m'habille à Kinshasa...
Mais je babille sur les cadres et les extérieurs. Reprenons le chemin de notre caméra et passons en plan moyen.
L'air est moite, il fait chaud, tendance tenace. Le geste se paye comptant, en sueur.
Quand j'me dis soudain (je me parle souvent) : « tiens, j'me prendrais bien une bière*(3) ! »
(avouez qu'il y a de l'action à défaut de suspens, dans cette histoire)
Hop. Ni une, ni deux*(4) : traveling avant vers le réfrigérateur (la glacière, ça fait trop champêtre pour moi et puis : j'étais chez moi ...)
Silence caméra. Gros plan. Clap. Action.
Ma main qui ouvre le réfrigérateur, et se dirige d'une démarche assurée, confiante, vers l'emplacement où sont rangées les bières.
C'est alors que tout bascula.
L'imprévu.
L'improbable.
Terrifiant !
Il y avait, en lieu et place du vide qu'aurait du rencontrer la main, toute prise qu'elle était à calculer sa trajectoire inconsciente vers sa destinée boisson salvatrice, autre chose que du vide.
Et cela avait des poils, aussi.
Ouep ! Pas vide et avec des poils !
Un chaton !
Un chaton dans mon réfrigérateur !!
J'ai d'abord refermé la porte. Violemment, vous comprenez ?
Puis j'me suis dis qu'il faisait quand même vach'ment soif, et qu'ma bière n'allait pas se payer des vacances longtemps, au frais de la princesse dans mon réfrigérateur.
Je suis donc retourné très vite à la charge, j'ai pris une bière, et j'ai refermé plus vite encore.
Ça fait peur, un réfrigérateur avec un chaton dedans !
« Monde de merde !*(5) », me dis-je alors, abattu de ce trop plein de tristesse qui parfois abat des arbres dans une tristesse de silence.
Ça fait peur, un réfrigérateur avec un chaton dedans !
Même quand c'est le sien*(6) ! Surtout quand c'est le sien *(6) !!
En plus, j'aurais dû prendre deux bières !!
Pendant des mois je n'ai plus mangé frais.
Aujourd'hui, je vis dans la crainte.
Car il y avait...
Un chaton dans mon réfrigérateur !
Si seulement, comme disait freud, tout pouvait être aussi facile que de cliquer sur « effacer » avec un ordinateur !
Bonjour chez vous...
AnT, de chez Smith en face : attardé, ou simplement lent ?
xxx
PS : si ce billet vous a fait rire, vous êtes libre de m'inviter à dîner chez vous. Si possible en compagnie de Marie Drucker. Sinon, me demander de vous accompagner à une soirée échangiste à laquelle participerait la dite déesse cacochyme cathodique conviendrait également à ma libido dilatée. Merci de votre attention à la marche.
Bonus exceptionnel : les trois compiles Inedire !
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* le titre est signé de Mlle L'Or, dont vous pouvez désormais penser qu'elle ne vaut pas mieux que moi ! Au fait : nous sommes le 7 septembre : Bon anniversaire ! Vous avez aimé, jeune muette ?
*(1) Et pas une "visio", comme vient de le lire l'obsédé de la cam' !
*(2) attention, le lien proposé n'a rien à vois avec Nicolas Sarkozy, mais je l'aime bien quand même, et vous, vous cliquez trop vite !
*(3) Je n'ai pas dit « Une Guiness ! » Tu te calmes, Sister !
*(4) Ni « Napoléon ! », ni « Robespierre ! »
*(5) libre expression de mon dépit désorienté.
*(6) de chaton, pas de réfrigérateur, faut suivre ! (ou l'inverse ? J'ai un doute, soudain...)
Un chaton dans le frigo et une feuille de bananier, euh de vigne, sur votre intimité. Voilà qui est intéressant.... Et sinon, vous avez pensé à consulter ? Ou juste à dormir plus de 15 minutes par nuit ?
Pour la peine, comme j'avais trop de chose à dire là dessus, j'ai préparer un ch'tit article qui va bien : http://www.sisterofnight.com/article-3762162.html.
Chassé-croisé de blog, de bières, de chatons. Le bordel !!! J'vais foutre le souk dans le monde virtuel, ça va pas faire un pli.
Sister "je reprendrais bien du tartare de chaton avec ma mousse, merci"
Je reste perplexe, et cherche désespérément la signification de cette histoire de chaton ... Une symbolique freudienne ?
Hum, un homme nu et transpirant, cherchant la fraîcheur d'une boisson, mais qui prend peur en mettant la main sur une boule de poils (chaton mâle ou femelle ?), il est vrai que cela peut perturber les esprits.
Monsieur convoiterait-il un objet de désir inaccessible ? Je ne suis pas loin de le penser, tant son esprit est embrûmé par l'image persistante de la petite Marie D...
Sister of Night "qui brûle d'impatience de connaître la suite"