Lundi 22 mai 2006 1 22 /05 /Mai /2006 17:30

Par AnT, de chez Smith en face - Publié dans : Currahee
 
Ceci est une illustration de racolage destinée à retenir votre intérêt dans la jungle pléthorique des blogues insignifiants
 
Chers voyeurs écran-spectateurs
 
Vous l'avez peut-être appris au détour de ces pages : il m'arrive de rouler, et pas seulement dans la farine que des feuilles*(1).
Non.
Je roule sur 8 roues. Sans moteur, ni camion. Sans calendrier féminin naturiste accroché dans l'dos, et sans 12 tonnes de barbaque qui me collent au cul filent le train par l'arrière. Non. C'est bien plus simple. Totalement écologique : je roule en rollers.
 
L'image date de 2003. Pour mon malheur, mes cheveux ont, depuis, poussé verticalement ! Desireless is back !
 
Chaque soir ou presque depuis le retour des beaux jours, je traverse Marseille en long et en large. Comme je suis un garçon sensé et cohérent, j'évite le travers que je réserve, comme tout bon restaurant où l'on mange du chien asiatique qui se respecte, au port*(2).
 
D'ordinaire je chemine en direction des plages : plein sud !
Hier soir, j'ai fait le choix, saugrenu autant qu'exceptionnel, de glisser « boussoler » vers le Nord*(3).
J’ai donc choisi d'arpenter la partie « supérieure » du Vieux Port, en direction de la Major, du Panier et de sa vielle Chartreuse Charité  de Parme.
Pour ce faire, puisque, contrairement à Batman, je n'ai pas d'ailes et que je ne fais soi-disant « que du roller » (cette précision pour les plus Alzheimerisé(e)s d'entrevous), je dois emprunter, au niveau du Fort saint Jean et dans le sens de la montée, des escaliers.
 
Le nord est au-dessus. Comme l'homme dans l'accouplement. Cela pourrait expliquer les défaillances d'orientation féminines, mais je ne suis pas sûr.
 
C'est trépidant jusqu'à présent, hein ? Attendez, ça va devenir limite sexuel !
 
Mon regard, promenant alentour tandis que je montais lesdites marches, se figea soudain.
Je m'arrêtais, net. 
Un peu plus haut dans un immeuble contemporain de style pompidolien expressionniste, autour du quatrième étage, parfaitement visible depuis les escaliers : un film défilait défia mon regard.
 
Je pense que le locataire de l'endroit avait investi dans un puissant rétroprojecteur.
Peut-être ne disposaient-ils plus d'assez de finances pour acquérir des rideaux ? Ou seulement des stores ? Les volets étaient fournis en option ?
Quoi qu'il en soit, il ne regardait pas de football. Ou alors, ce mot aurait un sens que seuls les Inuits lui accordent, et encore : les Inuits sous acides : les plus dangereux de tous !
 
Il ne regardait pas non plus un récital de danse classique, quoique certaines acrobaties me laissèrent pantelant pantois.
Peut-être était-ce un documentaire ?
Toujours est-il que je pense sincèrement que ce dernier, d'essence très réaliste*(4), portait, même si je n’ose l'affirmer avec certitude, sur la reproduction de certains mammifères.
 
Des bipèdes ce me semblait, dont au moins une blonde qui frôlait le déraisonnable, anatomiquement parlant (je ne me prononce pas sur son degré d'imagination conversationnelle, dans la mesure où : 1 - Je ne l'ai pas entendu, car à défaut de rideaux ou de stores, la fenêtre était fermée à clef et 2 - elle semblait plus crier que causer réellement. Peut-être apprenait-elle quelque langue callipyge gutturale d'une manière alternative ?
 
Remarquez, quand je dis bipède, je vous enduit d'erreur en erreur. Non. C'était plutôt une bête à six pieds, si vous voyez ce que je veux dire.
 
Et s'il se fut s'agit d'olympiades, je pense que la partie arrière du « sextopède ( ?) » n'aurait pas démérité dans la rubrique coureur de jupon de fond, tendance « champion du monde »
Y'en a qu'on du tempérament !
 
J'imagine assez bien habiter, derrière cette fenêtre :  un homme. Allez savoir pourquoi !?
Un dans l’genre monogame de la main droite à tendance cravate en tergal, plastron de poils et collier doré Je me représente contrairement à Lionel Jospin également une p'tite voisine à chignon et jupette, tendance sympa et un peu intello, rentrant chez elle juste après mon passage, et observant le paysage la projection gratuite et généreusement offerte aux chalands passants...
 
Je ne pu m'empêcher de sourire à cette idée, avant de reprendre mon pied mon bitume ma route en main, vers mon destin, sourire en coin.
 
Et si, après tout, c’était sa mère qui rentrait de son cours de couture du dimanche soir ?
 
Je vous laisse, avec moi, supputer sur ces précieuses hypothèses ludique, avec cet ultime conseil : pensez à acheter des rideaux !
 
 
A deux pieds A deux mains, et...
 
 
Bonjour chez vous !
 
 
AnT, de chez Smith en face, Une femme dans chaque port, un porc...
Xxx
 
 
PS : Et où est passé l’article 106, me demanderez-vous ? Je l’ai prêté à ma femme : logique !
Il est prêt. Il est tiède. Il attendra le rétablissement d'over-blog. Je crois à ce propos que je suis en train de devenir catholique pratiquant, mais ne le dites pas à mon aumônier, il me croit athée con vertueux converti.
*(1) Pas depuis assez longtemps je l'assure !
Vous pouvez sur ce point seul me croire sur parole écrits : je suis, définitivement, plus alcoolique « bon vivant » que « vieux mort » drogué.
Quoi !? Vous pensez qu’il n'y'a pas de différence ? Meuh si ! Essayez de fumer un vieux Bourgogne, et vous me direz si l'neurone cognitif se réveille en sursaut...
 
*(2) Je sais, je suis, comme disait une ancienne maîtresse meilleur à l’oral et ce jeu de mot n'est pas mon meilleur. Non ma bonne dame. Mais y'a des auteurs, des fois, il faut qu'ils remplissent des blogues de choses nouvelles chaque jour, et ce n'est pas si simple, hein, d'atteindre les sommets de la création. Surtout avec les affreux. Oui. Les affreux d'la création. D'accord. Je sors.
 
*(3) Pour votre information, sachez dans la colle que chez les autochtones d'ici, le nord commence bien avant Avignon. Et qu'il y a moins de grenouilles qu'en Normandie, aussi, mais je digresse m'éloigne du verbe complément sujet.
 
*(4) J'admets le pléonasme du « documentaire réaliste », mais quand on voit la situation du personnel politique français, et quand on sait que ces gens furent un jour élus (par vous), le réalisme, hein... Et puis je suis chez moi. Je pléonasme autant qu'je veux, d'abord.
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