Vendredi 19 mai 2006
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17:12
Par AnT, de chez Smith en face
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Publié dans : Air du temps
Chers voyeurs écrans-spectateur,
Si vous comptez sur moi pour me taire, alors que je n'ai rien à dire, laissez-moi vous dire que vous rêvez doucement.
Je suis parvenu à découvrir, grâce à quelques conversations avec plusieurs généraux anonymes pas encore médiatisés de mes amis, membres des services pudiques secrets*(1), le programme commun à la plupart des candidats à la prochaine élection présidentielle, qu'ils portent se situent à gauche, à droite ou aux tréfonds de l'échiquier politique français.
En recoupant ces diverses sources à haute Savoie valeur informative ajoutée, je suis donc en mesure de vous présenter ici ce nouveau « programme commun », et en image s’il vous plaît (et même s’il ne vous plaît pas) :
En l’état actuel du « concours » (sic), les arbalètes ne seront pas autorisées, les Suisses ayant, une fois de plus, décidé d'honorer la mémoire nationaliste de « leur » Guillaume*(2) en boycottant les élections françaises.
Je dois préciser pour compléter cet exposé sommaire que certains candidats seront munis de balles à blanc. Je ne donnerai pas les noms*(3) : faut ménager la glace le mystère le suspens.
Mont-de-piétons Gageons que les mois à venir constitueront malgré tout une bonne occasion pour nos enfants d'apprendre à compter. Puisque de leur vivant ils manquent d’ambition, autant qu’enfin servent à quelque chose les cadavres politiques.
Une mauvaise nouvelle après ses quelques informations dénuées de parti-pris. Nous avons recherché des idées neuves, des idées volontaristes : il semble qu'elles étaient logées au cœur des points blancs de l'image présentée supra. Je vous épargne la métaphore du gruyère et de la politique, même s’il m’arrive de n’en penser pas moins.
Et puisqu’il ne serait exister de critique sans proposition constructive, je propose, à l’arrache, de rompre avec le suffrage universel, et de faire passer à tous les candidats virtuels, potentiels, aguicheurs et décérébrés le test de normalité. Vu l’affligeante et pourtant constante médiocrité de la crasse classe politique française ces dernières années, il me semble que le choix final, basé sur la comparaison des résultats ne pourrait être pire.
Au moins André Labarrère, pour qui j'avais quelques sympathies humaines (mais distantes, on ne sait jamais, un malentendu étant si vite arrivé) aura-t-il été épargné par cette campagne qui s'annonce incertaines (remarquez la qualité toute journalistique de mon engagement dans l'action commentative), imitant en cela Mitterrand, au-delà du travail du chapeau mais jusqu'au bout de son cancer.
Bonjour chez vous ...
AnT, de chez Smith en face, de moins en moins apolitique de gauche
xxx
Bonus / Air du temps
L'essence commence à manquer en corse. Heureusement, les munitions et autres explosifs circulent librement.
Le premier ministre oublie les divisions de son camp déconcentré à La Réunion. À défaut de talent, on peut présumer qu'il est, lexicographiquement parlant, joueur.
Le premier ministre de l’Intérieur choisit son immigration au Bénin. C'est pourtant grave.
Même avec son nouveau salaire de 260 000€ par semaine, je refuse de coucher avec Thierry Henry. Pas avant un PACS en bonne et due forme : j'ai ma une morale ...
L'examen du projet de loi sanctionnant la négation du génocide arménien est renvoyé aux calendes grecques. Les Turques sont insatisfaits. Les grecs aussi : « on leur en met beaucoup, et souvent par derrière »., aux grecs. De nouvelles lois « historiques » révisant le « passé purement glorieux de la France et des français pendant l'occupation nazie » ne sont quant à elles toujours pas à l'ordre de la nuit du jour.
Cannes : des policiers municipaux en grêve.
Loué : les poulets retrouvent le grand air.
Cherchez l'erreur.
Quant à la rumeur annonçant que l'Abbé Pierre va rejoindre les Rolling Stones pour remplacer Keith Richards : on ne peut y croire. Surtout quand on sait qu’Yvette Horny Horner fut longuement la maîtresse de Mick !
*(1) Je sais, j'ai des fréquentations déplorables, mais dieu diable merci ils ont des trompes mémoires d'éléphant et n'écrivent pas de fiches, eux, pas plus qu'ils ne fréquenteront de juges intègres.
*(2) Alors que nous aussi, avons le notre, de Guillaume, et qu’il était « Conquérant », lui. Je rappelle les circonstances historiques, sommairement pour les plus distraits de nos historiens : Guillaume (le Suisse) risqua la vie de son fils dans un pari imbécile, quand Guillaume (le restaurateur Le Nôtre) conquis sans coup férir l’Angleterre. Et sans armes à feu j’te f’rais dire.
*(3) Sauf contre virement circonstancié en euros auprès de ma banque luxembourgeoise préférée, bien sûr…
Comme quoi la vie politique française est décidément un exemple de solidarité et d'humanisme. Presqu'autant que le journalisme associé, mais pas tout à fait, faut quand quand même pas déconner...
Vous vous présentez quand ?
(y'a des élections, bientôt, il parait ... ^^)
Alors avant de la fermer, je me dis qu'il est de bonne guerre que te donner plus d'infos que celles de l'écume, toute sympathique et attachante qu'elle soit.
Dédé, parce quu j'en connais tous les ressorts, les bons et les mauvais. Le meilleur et le pire.
Dédé n'aimait pas perdre.
Dédé gouvernait à l'affectif. "Tu n'es pas avec moi, tu es contre moi"...
Dédé, le Roi du Béarn, le Gaston Phoebus nouvelle manière.
Dédé a fait de ma ville une merveille esthétique flamboyante à son image... mais pas pour tous...
Elle est somptueuse la Cannes des Pyrénées, moderne, verte, aérée, atypique, culturelle, inventive, aussi éblouissante que la chaîne des Pyrénées qui constitue son écrin...
Mais la Cannes des Pyrénées, c'est aussi celle du Quartier de l'Ousse des bois, celui où, sous mes fenêtres ou quasiment, de jeunes rigolos ont plastiqué en plein jour un poste de police...
La Cannes des Pyrénées, c'est aussi celle qui a promulgué les seconds arrêtés anti-mendicité (Frèche à Montpellier fut le premier, c'est dire le prédécesseur !).
Et Dédé n'aimait pas perdre...
En tant que présidente d'une association de SDF, je l'ai mis au tribunal administratif... J'ai gagné.
Pas content, le Dédé !
Il a fait appel... j'ai encore gagné... toujours pas content le Dédé !
Il est allé jusqu'en Conseil d'État ! Si, si ! Teigneux, le Dédé !
Il a perdu.
Tout ça a été payé par la Ville (et donc nos impôts locaux) alors que je bataillais pour faire la manche auprès d'avocats un poil concernés. Il ne s'en serait pas trouvé, j'aurais perdu par forfait...
C'était ça aussi, Dédé !
Le chantage affectif. La gagne à tout prix, y compris par les moyens les plus vils.
Et pourtant, avant, il m'adorait littéralement !
Suite à notre conflit, ce fut un mur de glace entre nous.
Je ne suis pas allée à son enterrement.
Il n'aura pas à se rendre au mien.
Voilà...
C'était juste pour que tu ne meures pas idiot, comme moi.
Je t'embrasse,
Marion moins une
Rien à rajouter, sinon un "merci" pour ces précisions.
Et des bises imaginaires, forcément.