Mercredi 17 mai 2006
3
17
/05
/Mai
/2006
17:12
Par AnT, de chez Smith en face
-
Publié dans : Currahee
Chers voyeurs écrans-spectateurs,
J'ai toujours eu une tendresse particulière (mais pas sensuelle, plus « cérébrale » si vous voyez le genre et si j'en étais capable) pour monsieur Robert Badinter.
Cela date d'un jour de septembre 1981, et de l'abolition de la peine de mord mort.
Quand j'étais petit, car je l'ai été moi aussi, je n'avais pas de labrador mais j'habitais tout près d'un pénitencier américain où se déroulaient régulièrement des exécutions (dites) capitales.
Cela ne m'émouvait guère. Au pire quelques baisses de tension dans le réseau EDF faisaient faiblir la vive allure de mon arrière train électrique : consternant, mais finalement rien de bien gênant pour l'obsédé ferroviaire miniature que j'étais alors.
Jusqu'au jour (qui était pour l'anecdote, une nuit), où madame E.D.F. tomba sans se blesser en panne.
Puisqu'il est important de procéder à tout prix l'éradication des criminels (comme le précise en de nombreuses occurrences la bible) et que la Loi prévoit en cette matière des alternatives pour toujours parvenir au résultat escompté, le criminel, puisque c'est ainsi qu'en de nombreux pays on qualifie tout être basané dénué de fortune, fut achevé à la bougie.
Cela prit du temps, des cris : j'eu le plus grand mal à m'endormir. Mon nounours doit encore s'en souvenir.
Je ne retrouvais finalement le sommeil qu'en ce jour de septembre ou l'abolition de la peine de mort fut votée, sous l'impulsion de Robert Badinter.
Cela explique sa « présence » en l’album « envies de rencontres » de cet espace.
J'ai, depuis, constaté que certaines personnes étaient arrivées ici en recherchant sur leur moteur de recherche une photographie de lui.
En relançant par curiosité la requête, ce matin, j'ai obtenu ces résultats :
« Lisez les avis de consommateurs et comparez les prix de Badinter Robert ». Sic.
Je développais quelques sérieuses inquiétudes.
L'Homme se serait-il vendu ?
Était-il devenu consommable ?
Exhibait-il désormais quelques menues parties de son anatomie pour pallier à la faiblesse de ses revenus sénatoriaux ?
Que nenni !
Il semble, simplement, que les voies numériques du dieu de la recherche soient, contrairement à une princesse de Monaco, impénétrables.
Nous vivons décidément une époque formidable !
Bonjour chez vous ...
xxx
PS : les amateurs de télévision retardataires ou celles et ceux possédant quelques crayons de couleur pourront user leurs yeux sur quelques vilénies récemment commises.
Aristarques