Chers voyeurs écran-spectateurs
Aujourd'hui, de nombreux moments on jalonné ma vie. Il y eu des minutes, des secondes et même quelques heures, aussi.
Il y avait surtout cette charmante hôtesse pourtant blonde, mais franchement équipée d'autant de cerveau que de connaissances et de vocabulaire, sans oublier de mentionner un goût exquis pour s'habiller, alors que la gueuse, n'importe quel mâle normalement constitué n'aurait qu'une obsession : la désaper fissa sans coup férir.
Hélas, en présence de ma jeune veuve de mère, je ne sais pas faire d'offrande sexuelle implicite au sexe minable faible : je ne fais que constater, avec savourance*(1), de charmes et de cultures étonnamment féminins.
Tant pis pour ma libido, et l'accumulation inquiétante de fluides corporels qui en découle : je n'ai pas niqué, ni obtenu quelque numéro de téléphone prêt à rosir en situation horizontale ET futuriste. Remarquez, je n'ai pas essayé, non plus.
Mais évacuons je vous prie l’intense exposition pour nous intéresser au partage familial des trésors de Marseille.
Hasard et ironie, l'une des toutes premières statues que vous croisez, sur votre droite, en visitant à la suite de la Vielle Charité la cathédrale de la Major*(2) est celle de « Saint Rocco ».
Ironiquement je le confirme, vu le violent désir latent hérité de la visite culturelle blonde : cela ne s'invente pas !
- Saloperies de religions*(3) -
Au cours de cette journée, j'ai aussi, ainsi que je l'annonçais hier et - presque - à mon corps consentant défendant , produit mon œuvre à périodicité aléatoire du trentenaire ici envisagée.
Par surprise, car ce que je ne savais pas, c'est qu'après la sus-évoquée exposition, nous était proposé et accepté par ma mère en dépit de tous les enseignements freudiens :
Atelier d’activités pratiques :
( pour adultes et enfants )
Initiation à la technique du repoussé sur feuille de laiton :
- Dimanche à 16 h Réservation obligatoire pour les groupes
Tel. 04.91.14 .58.59
J'ai donc « repoussé sur feuille de laiton ».
Le résultat est repoussant.
(Et je pense bien vous en épargner durablement la vue, sinon renier toute paternité sur l'immonde méfait, vu la prodigieuse médiocrité s’en dégageant, médiocrité qui n’est pas sans évoquer instinctivement les meilleures créations programmes diffusions de T F Haine)
Cette journée fut bien la Preuve, s'il en était besoin que :
- La présence de ma mère nuit à ma sexualité (la blonde accompagnatrice était aussi la tendre initiatrice en « repoussé sur feuille de laiton » repoussante).
- Mes mains ne sont, définitivement, bonnes qu'à caresser : des corps humains féminins, des plumes ou des papiers, des cordes de guitares ou des poils de chatte vielle (sic).
Vous savez l'essentiel, merci de respecter mon intimité en me laissant conserver par devers moi le superflu. Et également le tamiflu, en cas.
Bonjour chez vous...
AnT, de chez Smith en face, sexuellement ému
xxx
PS : si vous êtes la charmante guide de cette exposition, vous pouvez me contacter en cliquant sur l'iconographie contemporaine représentant l'ardeur de l'un de mes regards antérieurs sise en la partie supérieure gauche de cette page. Les autres sont priés de ne pas se moquer, ni de me réveiller en plein désir rêve, MERCI.
PPS : le titre de ce post est directement inspiré du Baudelaire radiophonique de la fin du siècle dernier, heureusement mort lors d’un duel d’honneur l’opposant à Didier Barbiturique Barbelivien sur la paternité d’un verbe obscur du premier groupe alors que lui avait toujours clamé préféré qu’il préférait, je cite « l'Amour en mère mer ».
*(1) J’invente des mots si je veux.
*(2) Aucun rapport avec un ancien premier ministre anglais (politiquement) mort, de la fin Thatcher/ début Blair.
*(3) Si quelqu'un connait les dénominations équivalentes à « Saint Rocco » dans les religions mineures alternatives (juive, musulmane, bouddhiste, étrusque, épagneuls bretonnants) : qu'ils sachent que je suis toujours partant pour développer mon capital blasphématoire donc : n'hésitez pas à m'en faire part !
En revanche, sachez que je me fous comme de ma première Ostie*(4) de la prononciation basque, belge ou serbo-croate du bastringue.
*(4) « Dieu fond dans la bouche, pas dans la main » : évangile selon Saint Desproges.
Aristarques