Partager l'article ! 41 - La France cesse de flamber: moi itou !: [ Music : Axelle Red - Légère, légère ] Smoke on the water ? ...
[ Music : Axelle Red - Légère, légère ]
Smoke on the water ?
Avertissement : la plupart des liens des images ne mènent pas loin. Merci de votre attention.
Je suis comme
Comme la France, j’ai décidé d’arrêter de flamber fumer.
Ceci n'est pas une révolte sociale ordinaire. Ce n'est que la mono-manifestation (pacifique quoi que) d'une ponctuelle révolte personnelle.
C'est officiel, j'ai arrêté de fumer.
Au moins jusqu'à lundi matin.
Cela m'a pris comme une envie de tuer un labrador.
Cétait hier. J’allais voter au référendum interne du parti socialiste, quand je me suis rendu compte que je n’étais pas socialiste. Bien trop révolutionnaire : je suis de gauche. Aussi, juste au moment d’introduire mon bulletin en faisant de l'oeil à la militante mamaire sise face à moi, j'ai réalisé ma méprise, il me fallait trouver une diversion. Et vite.
N’ayant pas de bombe atomique sous la main (elle n'était qu'anatomique), j’ai juste dit « Oups pardon, je ne suis pas socialiste, mais j’arrête de fumer : je n’ai plus tout mon lucide. Pardon. ».
Le mal était fait. Il me fallait assumer.
Après tout, arrêter de fumer à de réels avantages. Si.
Sans réfléchir :
¤ Bye-bye la douce odeur nauséeuse de tabac froid qui agrémentait mon arrivée chez les quelques rares décoincés des poumons, suspicieux de la nicotine et autres femmes enceintes que je fréquente jusque dans leurs domiciles.
¤ Salut l'haleine de feu de cheminée (version rurale) ou de vielle voiture d’occasion (version citadine : je racole tous les publiques).
¤ Adieu les expectorations glaireuses de goudron, alors que tout le monde sait que ce sont les meilleurs pour faire des concours de lancé de mollards*(1) !
(A la destination exclusive des intégristes juifs qui me liraient, je signale que j'ai écris "mollard" et non "mollah". Du calme les p'tits loulous !)
¤ Terminées aussi
les femmes nues la cloppe au bec qui te supplient fauchés dans la rue qui te demandent du feu, puis un autre clope, puis un baiser, puis ta carte bleue, puis le code de celle-ci, et enfin les clés de chez toi because que ce soir il compte voir une fille et qu’il n’a nulle part où aller, etc.
Car je l'ai déjà dit : je n'ai pas une tête de « bad-boy ». Enfin, pas plus que - au hasard - Bénabar. L'exemple est explicite ce me semble, et vous en conviendrez. Je suis tendre. Comme un carambar au barbecue, pour situer auprès de nos lectrices gastronomes (en culottes – peu importe qu’elles soient courtes).
J'ai en revanche un mollet de vrai dur. A me voir sur n'importe quel vélo, la première pédale un peu pratiquante venue est toujours capable d'apprécier cette réussite esthétique formelle de mon anatomie. Parfois même de complimenter, plus rarement de caresser car si je n'ai pas une tête de « bad-boy », ça fait un p'tit moment que ce ne sont plus les autres qui décident de ma sexualité, hein.
Mais je m'égare.
J’arrête de fumer, donc. Jusqu’à lundi mâtin.
Bin oui, Nico a bien dit à Dominique qu’il l’aimait jusqu’à lundi matin, alors j’en conclu que c’est la mode médiatique et même sans télévision, j’suis accommodant à l’air du temps. (Pour preuve : je survis à l’ozone dont la couche ne sent pas la rose).
Pour me conforter dans cette idée-neuve à moi que j’avais, il me fallait récupérer de ces béquilles morales qui font le soutien des plus défaillantes des volontés.
Le Président de notre raie, d’une pudeur publique l’empêchant actuellement et hors de tout contexte électoral préservant ses intérêts immunito-judicaires de se manifester, il choisi de ne pas répondre à mes SMS pourtant insistants. J’aurais dû le deviner : j’avais déjà voté.
Solution de repli : Dieu.
Car si je suis fâché avec Lui, il demeure ainsi que chacun le sait un référent, autant qu’un fumeur de Havane.
Il a refusé de commenter mon action naissante, se disant apolitique de droite. Je le comprends.
Je suis fâché avec Reagan aussi, même depuis qu’il est mort et ressuscité en Dobleyou. Je me suis donc fort logiquement adressé à son âme, qui m’a renvoyé sans coup férir vers son passé publicitaire :
Mais les Chesterfield, je ne les aime que sur canapé. C’est avec Eric Clapton l’une de mes rares affinités anglaises. Passons.
J’ai alors appelé mon Médecin. Pas l’ancien maire clientelo-mafieux de Nice. Pas le malade sud-américain, non : l’autre, le vrai : celui qui ne fait pas exprès de tuer les gens.
Il m’a sermonné, avec pour résumer les poncifs sanitaires d’usages, à peine remboursés par le trou himself de la sécu toi-même :
Je n’étais pas convaincu.
Mon cancérologue n’étant pas disponible avant mes prochaines métastases généralisée (c’est un ancien militaire), je me suis rabattu sur mon charcutier, qui est pour l’anecdote cochon frère de lait de Brigitte Bardot.
Déception : il n’a pas dépassé le cadre de la simple recette :
Je n’avançais pas. Mais l’échoppe de mon boucher jouxtait celle de mon charcutier.
Mon boucher est un homme qui s’y connaît pas mal en viande fumée lui aussi, mais sa réponse ne respirait pas l’intelligence. Pour preuve cette image à colorier :
Je me suis demandé si tous ces efforts que je m’impose n’étaient pas vains.
J’ai donc choisi de ne pas arrêter de fumer.
Mais comme j’avais commencé cet article, il me fallait éviter le ridicule de la honte pathétique.
Donc, je n’ai pas (encore) réellement arrêté de fumer.
Accordons nous sur cette formule : j'ai moralement arrêté de fumer.
Pas encore physiquement, car je n'ai pas de réelle moralité : ma mère exceptée, toutes mes connaissances en témoigneront, sauf peut-être aussi finalement mon coiffeur parce qu'il serait abusif de qualifier de juge de moralité un coiffeur ordinaire. Bin oui. L’avis d’un coiffeur, ça ne compte pas plus qu'une liberté ou un droit de l'homme dans une dictature islamiste. Attentions. Entendons-nous Lisons-nous bien. J'ai écris "islamiste". Vous pardonnerez en lisant ce qui suit.
Toute théocratie est à brûler, je crois (credo pour les latinistes), comme la plus ordinaire des voitures populaires. C'est mon côté catholique non pratiquant, le baptême m'ayant récemment été refusé pour d’obscures raisons gaullistes gaulliennes sexuelles, j'ai en effet décidé de brûler les églises. Un genre de crise de foi. Un palliatif au doigt de feu « cigarettié ».
Bin oui ! C'est tranquille de brûler les églises. Ça a un petit côté « anniversaire de la loi de 1905 sur la séparation de l'Eglise et de l'Etat » qui plait bien au républicain qui sommeille sans espoirs en moi.
Et puis, personne ne va se plaindre, car personne ne s'en sert plus, et le pape est mort : on nous l'a assez répété.
Alors que brûler une mosquée de nos jours, c'est s'exposer sans bouger les oreilles à de dangereuses représailles à tendance explosives émanant des pays producteurs de pétrole féministes ET facilement donneurs de leçons. Je le sais, c’est un hidjab afghan qui me l’a dit.
Brûler une synagogue n'est gère plus enchanteur. Vous vous retrouvez facilement taxé d’antisémitisme, alors que vous n'êtes que pyromane ET impie. A tendance Palestinien antisioniste mais il n’y a guère que les intégristes israéliens qui ne le sont pas on en conviendra sans effort.
Enfin les religions et le vent me ramènent à la fumée. (Vous apprécierez le salto la pirouette après le pléonasme moyen-oriental)
Arrêter de fumer. Essayer.
Puisque les gens exagèrent.
L’exagération paroxistique est une tendance profonde en ce doux pays de râleur invétérés où les gouvernements successifs taxent les fumeurs pas encore morts et exonèrent de taxes les revendeurs de mort installés,
Je vais donc exagérer à mon tour.
J’arrête de fumer. Jusqu’à lundi matin. C’est dit écrit.
Finie l'angoisse du cancer du poumon, de
Et à moi les compensations culinaires, les dix nouveaux kilos à apprivoiser, les doux bonheurs olfactifs des jours (impairs à Marseille) de grève des éboueurs : tant de joies que je m’interdis de vous conter ici, tant cela pourrait faire la joie d’un nouvel article. ^^
Et donc ?
Je n'avais rien à (vous) raconter ce soir.
Sauf que j'ai arrêté de fumer. Jusqu’à lundi mâtin.
Je n’ai pas dit quel lundi mâtin.
Bonjour chez vous …
AnT, de chez Smith en face, smoking ? no smoking ?
xxx
*(1) J'ai grande angoisse qu'avec l'abandon de la cigarette, mes glaviots perdent de leur singulière puissance : bref, de ne pas être sélectionné en équipe de France.
Pensée écologiste du jour : Pouvons-nous considérer la mise à feu régulière de véhicules comme une sourde protestation contre l'usage opaque du nucléaire électrique français ?
Actualité neuve du jour quotidien : je précise que je n'ai rien à voir avec la canard sauvage récemment identifié du côté de Padoue. Aucun Saint-AnToine, même à Padoue n'a jamais eu de rapport avec un canard. Tous les Michel Delpech vous le diront. Même en chantant « (…) par dessus l'étang, soudain j'ai vu, passer les canards sauvages ».
Pensée du jour : Arthur Rimbaud (pas le Verlaine, l’autre) est décédé à Marseille un 10 novembre 1891. Je n'y peux rien : j'aime les marchands d'armes. Une histoire de fierté nationale, assurément.
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Les folies sont les seules choses qu'on ne regrette jamais.
[ Danny Oscar Wilde ]
Il y aurait actuellement 16582 cellules cancéreuses dans votre corps,
dont 7 qui viennent de se réveiller... Mauvaise nouvelle, nope ?
Aristarques