Partager l'article ! 40 - Sexe et politique nationaliste (de droite): [ Music : Kenji Kawai - Log Off ] La France abyssale profonde. &nbs ...
[ Music : Kenji Kawai - Log Off ]
La France abyssale profonde.
J'ai reçu une plainte anonyme de monsieur de villiers (groupuscule minuscules volontaires ET déterminées), sous la surprenante forme d'un petit cercueil tout mignon : noir, avec un croissant et une étoile, rouges tous deux, délicatement gravés sur le dessus.
Ayant offert à la vindicte numérique, pas plus tard qu’hier l'expression de mon plus parfait mépris sous-entendu, je doute malgré tout que cela provienne de la L.C.R.,
Il y avait, de plus et en dedans du précieux paquet, sur papier Bible : mon nom.
En dessous une inscription en latin signifiant « Dieu aura ton âme, et sans anesthésie ». (Je ne mets la majuscule à « Dieu » que par craindre des foudres divines et des flammes de banlieue de l’enfer, en cas).
Vous imaginez mon émoi. Je suis en effet plus sensible qu’un adolescent paraissant en comparution immédiate, hors la présence des caméras : j'ai pleuré. Oui. Un peu.
Et la magnifique excitation érectile qui faisait ma fierté, comme lors de chaque rencontre avec ma préposée des Postes, s'est vite dissipée. Plus rapidement qu'une promesse électorale c’est dire.
Dans l'ascenseur du retour, je m'interrogeais.
Quel ennemi pourrais-je donc bien avoir ?
La boulangère, récemment vertement tancée pour une insupportable attente, injustifiée ?
La vulgaire cliente du monoprix déjà évoquée en ces pages ?
L'amant transi d'une ancienne maitresse d’école ?
Non.
Aucun ne dispose de mes coordonnées. J'en change souvent. Tout comme je change régulièrement d'identité : pour empêcher notamment que le ministre intériorisé la « femelle Alien » insultée provoquée évoquée dans ces pages ne retrouve ma trace. Et, certes, également par peur du complot musulman américain « global et invisible » (là, je crois que c’est clair), puisque Paris brûle bien. Si, c’est vrai : ils le disent sur C.N.N.
Et vous vous demandez : Comment ai-je su ?
En regardant attentivement de mon œil national vieillissant mais valide, j’ai découvert qu’un nom était inscrit sur le bordereau de retour du petit paquet recommandé, délicatement enrobé je le signale par soucis du détail des fois que Spielberg il ne me lise, d'un papier à l'esthétique régulière et « fleur-de-lys-sale ».
J’ai donc bien fait d'exclure les révolutionnaires rouges : ils n’aiment pas les fleurs, c’est de notoriété publique. Ils n'aiment que les faucilles, les marteaux, et le sang qui s'en repend.
Malgré ces éléments, une hésitation me saisit.
Non. Inimaginable. Il ne pouvait s’agir de l'auteur-phare de la littérature militaro-érotique de la fin du siècle passé où les fleurs font mal, et les yeux piquent après 17 secondes de lecture, alors que pourtant y'a de vrais mots dedans. L'arlequin de l'espionnage, le pornographe réactionnaire : vous l’aurez reconnu : Gérard de Villiers. Non.
Conseil d'utilisation : à lire d'une main, si vous le voulez bien.
J'ai donc reçu une plainte anonyme de Philippe de Villiers. J’ai l’insoutenable légèreté de le penser. Oui. L’authentique fantôme ancestral des joyeuses croisades me menace.

Pourtant, cet homme avait jusqu’a présent toute ma sympathie, étant moi même catholique intégriste par le père, à tendance « juifophobe » de banlieue verte par Noël Mamère la mère.
Mais je ne peux depuis ses dernières déclarations persister dans cette folie que de suivre le fou du Puy de lui-même, tant les chasses qu'il semble vouloir provoquer évoquent des torrents de réprobation, parfois même jusque chez les plus conservateurs des extrémistes de la droite borgne, qui sont pourtant progressistes en matière d’excommunications diverses, si possible au lance-flamme ou à l’électricité *(1) que, au hasard, soyons fous : Joe Dassin ?
Comprenez-moi bien. Je ne parle pas de ses récents aveux dans Paris-Match (« le poids d'la dernière reine d'Angleterre, le choc des corps à Monaco ») à propos de son passé de « hardeur » dans diverses productions versaillaises de film érotico-gallo-politiques avec de vrais hommes en pantalon de velours, et de vraies femmes habillées à l'écossaise pour les plaids, et « à la policière » pour les délicieuses jupes et ballerine bleues marines, parfois sobrement agrémentées de délicieuses socquettes blanches en vrai poil de lapin national-français.
Vous connaissez-tous je présume ces insoutenables scènes d'accouchement, les familles de douze enfants (plus le treizième gratuit), le drap troué, toute cette lumière éteinte et les cris sur fond de cantiques ... Bref, vous avez probablement, et non sans surprise allumé en mode « treize heures » la première chaine nationale-populiste de temps de cerveau désœuvré français disponible.

(Photos offertes gracieusement par l'office nationaliste du tourisme)
Nationaliste fier mais interloqué, j'ai donc appelé Phiphi (nous sommes très proches depuis le dernier festival "travail famille patrie" l’occupation) pour obtenir quelques éclaircissements.
Devant la menace révélée, il m'a fallu essayer de lui expliquer qu'il était dans l'erreur.
Malcommode.
Dans la mesure où sa patience rejoint le plus souvent son goût proverbial pour l'altérité, la tolérance, la découverte et l'ouverture aux autres cultures.
Malaisé donc, que de raisonner celui-là même qui s'oppose de toutes ses forces moyenâgeuses à l'entrée des toilettes turques dans nos commodités communautaires, avec une noblesse si pure qu'elle frise la consanguinité avec le Maréchal Pétain. Qui n’était lui-même pas la moitié d’un buveur d’eau gazeuse : on le sait jusqu’à Vichy, où se vendent de magnifiques francisques « copies originales du modèle » François Mitterrand.
Je lui rappelais pourtant jusqu'au siège de Vienne en septembre 1683, tandis que Nicolas Fouquet mourrait en l'Auberge du Damoiseau, sans marquer la moindre attention pour l'agonie du pape Innocent XI, ni la courageuse résistance de Vienne devant les hérétiques *(2).
Sans même songer sérieusement à me reproduire *(3), j’ai réalisé qu’il me faudrait faire preuve de patience, et d'acte de pénitence repentance paix.
Vous auriez sans doute eu la même idée que moi :
Bon sang mais c’est bien sûr ! Un « sex-toy » semblait idéal pour marquer entre nous un vrai signe d’apaisement. Et permettre à nos rapports (sic) de renaitre sous le signe du plaisir.
Arpentant sans relâche les arcanes les plus sérieuses du commerce électrique nucléaire électronique, j’ai trouvé ce délicieux accessoire :
Je lui ai donc envoyé un exemplaire (je dispose d'une confortable fortune acquise quand nos grands pères respectifs collaboraient du mieux qu'ils pouvaient avec l'occupant. Et ce n'est pas facile quand on ne parle pas un TRAITRE mot de la langue teutonne).
Je demeure à ce jour dans l'impatiente attente de ses nouvelles. Je ne manquerai pas de vous tenir informés des réactions du phiphi. Comme il se doit, car je vous aime presqu’autant que les tomates farcies.
Bonjour chez vous …
AnT, de chez Smith en face
xxx
*(1) Souvenir de celle qui éclairait, il n’y a pas si longtemps, les faubourgs d'Alger avant que ne soit généralisé le nucléaire, sensiblement moins pratique pour les "trivial pursuit en petit comités", le joueur interrogé attaché, chaque mauvaise réponse tarifée 220 volts environ.
*(2) Version largement soumise à réserve historiques, et bonheur littéraire. Disponible d'un clic sur : Imprimatur . Avertissement : il est prférable de savoir lire avant de cliquer. Unijambistes acceptés sur présentation d'un mot de vos parents. Les orphelins unijambistes sont priés de ne pas la ramener, merci.
*(3) J’éprouve, seul je l'avoue, de réelles difficultés à y parvenir. Ma production personnelle d'ovaires semble souffir de ma débordante activité spermatozoïdaire. J'en suis navré.
Remerciements : Jean-Paul II, qui lui-même inspira dans ses dernières années le canard susmentionné (Clara Morgane, tu sors, j’ai écris « sus » et non « suce »).
Message personnel : Chérie… Le modèle « Donald Duck » existe ! Tu en veux un pour noël ?
Message personnel 2 : Philippe, je crois que tu as reçu mon cadeau, ainsi qu’en atteste cette image. Dis... Tu me pardonnes ?
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Les folies sont les seules choses qu'on ne regrette jamais.
[ Danny Oscar Wilde ]
Il y aurait actuellement 42590 cellules cancéreuses dans votre corps,
dont 1 qui viennent de se réveiller... Mauvaise nouvelle, nope ?
Aristarques